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Au fil de l'eau / Episode # 07 - Le Syndicat des Eaux de Semur en Auxois appui un projet de maîtrise globale de l'eau en milieu rural en République Haïti

Le septième épisode de la web série "Au fil de l'eau : les acteurs bourguignons se mobilisent à l'internatiional" est consacré au syndicat intercommunal d'Adduction d'Eau Potable et d'Assainissement de Semur en Auxois, qui participe à un  projet de maîtrise globale de l'eau en milieu rural en République d'Haîti.

 

Le SIAEPA

Le SIAEPA est le syndicat Intercommunal d'Adduction d'Eau Potable et d'Assainissement de Semur en Auxois. Il a participé financièrement à un projet en Haïti qui existe depuis 2009 et qui a été reconduit pour une durée de 5 ans de 2012, jusqu'en 2017.

 

Ses compétences

S'assurer de la potabilité de l'eau

L'assainissement collectif et non collectif sur 56 communes de l’Auxois-Morvan Côte d’Orien.

 

Association locale haïtienne partenaire

Petits Frères de l'Incarnation

 

Les actions menées

Le SIAEPA a appuyé le projet réalisé par l'Association AquaOrbi et les Petits Frères de l'Incarnation qui a consisté à :

Assembler et installer les premières unités de traitement d'eau de lac montées en Haïti.

Former des techniciens et opérateurs au montage haïtiens, à l'exploitation et à la maintenance desdites unités de potabilisation de l'eau.

Réaliser des unités standard d'assainissement individuel optimisées pour la situation locale.

Former et sensibiliser sur la protection des ressources et sur leurs gestions et former et sensibiliser aux pratiques d'hygiène des familles vivant sur le plateau central.

 

Les partenaires du projet

Association Aquaorbi

SIAEPA de Semur en Auxois

Conseil général du GARD

Agence de l'eau de Seine-Normandie

Petits Frères de l'Incarnation

 

Estimation du cout global du projet 

450 000€

 

A retenir 

Le modèle économique mis en place a vocation à être perenne et à créer une autonomie de gestion des populations locales dans leurs ressources en eau. En effet, l'autonomie prend forme à travers un comité de gestion de l'eau, composé des représentants de la population qui gèrent la vente et donc le prix de l'eau, la maintenance des infrastructures et l'investissement dans des structures d'assainissements individuelles ou collectives. Il est à noter que les usines de potabilisation sont autonomes énergétiquement, puisqu'elles sont alimentées par des panneaux solaires, ce qui réduit les coûts énergetique.

 


Atelier de montage des unités d'Ultrafiltration

Atelier de montage Usine Ultra Filtration - Credit photo Aquaorbi

(Credit photo : AquaOrbi)


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Entretien avec Frédéric Verrier - Animateur controleur global pour l'eau au SIAEPA

 


Bourgogne coopération : Qui a été à l'origine de ce projet ?

Frédéric Verrier : Le syndicat des eaux a été contacté par l'association Aqua'orbi, qui avait pour volonté de monter un projet de coopération international en faveur d'Haïti. En parallèle d'Aqua'orbi, c'est une congrégation religieuse très active en Haïti « Les Petits Frères de l'incarnation » qui a participé à la mise en place du projet. Le projet s'est lancé avant le dramatique séisme de 2010 en Haïti, ce qui a eu pour conséquence l’accélération de l’action.

 

Bourgogne coopération : Quelles ont été les motivations pour le syndicat d'appuyer un projet de coopération dans le domaine de l'eau ?

Frédéric Verrier : Dans un premier temps, nous avons eu la volonté de partager les techniques d'accès à l'eau potable aux Etats et aux populations en difficultées. En effet, le syndicat à un savoir-faire important et nous souhaitions le faire partager à fin d'améliorer les conditions de vie en Haïti. C'est pour cela, qu'en plus de la construction de trois usines d'eau potable, nous avons choisi de mettre l'accent sur la formation et l'entretien de ses usines, afin que les communautés bénéficiaires puissent être autonomes dans leur fonctionnement.

L'action portée n'avait pas pour vocation de répondre à la grave crise humanitaire de 2010, mais de s'inscrire dans un projet de développement sur le long terme.

 

Bourgogne coopération : Comment sont gérer les usines d'eau potables mises en places ? Qu'elles ont été les plus grandes difficultés ?

Frédéric Verrier : Nous avons installé trois usines d'eau potable qui fonctionnent actuellement. Nous avons souhaité une gestion effectuée localement. Ainsi, il a été mis en place des comités d'eau composés des représentants des populations locales, dans lequel les Petits Frères de l'incarnation n'ont pas leur place. C'est la population qui se prend en charge et organise la gestion des installations. Néanmoins, une convention a été signé entre les comités d'eau et les Petits Frères de l'incarnation, pour que le comité s'engage à mettre en place une équipe pour assurer l'opérabilité de l'usine avec un gardien, un kiosquier, un opérateur. De plus, le comité d'eau doit faire appel aux gens formés par le projet pour la maintenance de l'usine.

La principale difficulté se retrouve dans la volonté de mettre en place un projet pérenne économiquement. Pour cela, l'eau une fois traitée est revendue par le comité 4 fois moins chère que l'eau habituellement vendue dans les rues d'Haïti, avec un prix moyen de 10 gourdes pour 20 L soit 0,20 centime d'euros. L'argent recolleté sert à payer les employés de l'usine, le service de maintenance, ainsi qu'à investir dans des systèmes d'assainissements.

 

Bourgone coopération : Quelle a été la participation financière du SIEPA de Semur en Auxois ? Peut-on évaluer le coût par usager ?

Frédéric Verrier : La participation financière du SIEPA au projet a été de 5000 € par an sur une durée de 5 ans (jusqu'en 2017). De plus, le syndicat effectue des missions en Haïti pour accompagner la mise en place du projet, avec chaque année trois ou quatre missions pour un budget de 3000 € à 4000€ par an.

En ce qui concerne le coût pour les usagers, il est évalué entre 0,50 et 0,60 centime d'euros par an et par usager.

 

Bourgogne coopération : Pour finir, que conseilleriez-vous à une association qui souhaite solliciter un syndicat des eaux, afin de mener un projet de solidarité internationale ?

Frédéric Verrier : Nos conseils seraient les suivants :

L'association doit définir clairement les objectifs de son projet.

Se renseigner sur la taille du syndicat que l'on va contacter pour qu'il correspond à l'échelle du projet souhaité.

Se renseigner sur les compétences du syndicat sollicité, certains syndicats se concentrent uniquement sur l'eau potable, d'autres sur l'assainissement...

Les syndicats ne sont pas des bailleurs, il faut que l'association amène un projet ou le syndicat pourra participer de manière efficace en apportant son savoir technique et profesionel.

 

Mai 2014 - Entretien réalisé par Valérian GATTI

 

 

Pour en savoir plus


 

http://www.aquaorbi.org/

http://www.charlesdefoucauld.org/fr/groupe-petits-freres-de-l-incarnation-8

 

vignette ecsi

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