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Une délégation de Bourgogne a participé au groupe Burkina Faso de Cités Unies France

De gauche à droite : M. Compaoré, Gouverneur de la région Centre, SEM Tiaré, Ambassadeur du Burkina Faso à Paris, M. Damiens, Président du groupe Burkina Faso, M. Lebret, délégué à la DAECT, M. Kpatindé, journaliste et maître de conférence à Sciences Po De gauche à droite : M. Compaoré, Gouverneur de la région Centre, SEM Tiaré, Ambassadeur du Burkina Faso à Paris, M. Damiens, Président du groupe Burkina Faso, M. Lebret, délégué à la DAECT, M. Kpatindé, journaliste et maître de conférence à Sciences Po Photo : Romain Auguste BAMBARA

Le 18 décembre dernier, Cités Unies France (CUF) proposait aux acteurs de la coopération décentralisée au Burkina Faso de se retrouver afin de faire le point sur les événements politiques récents et d’envisager la poursuite des partenariats engagés dans ce contexte de transition.

 
Quatre bourguignons se sont rendus sur place : Gilbert Darroux, Vice-Président chargé de la coopération au sein de la communauté de communes du Grand Autunois Morvan, accompagné par Damien Herlem, Directeur de cabinet du maire d’Autun ; Jocelyne Herbert-Thiombiano, présidente de l’Association des Burkinabés de bourgogne ; et Delphine Sevestre, chargée de mission au sein du réseau bourgogne coopération.
 
Créé en 1975, Cités Unies France fédère les collectivités territoriales françaises impliquées dans des actions de coopération décentralisée. Celles-ci englobent toutes les relations d’amitié, de jumelage ou de partenariat nouées entre des autorités locales de deux pays (plus d’informations : http://www.cites-unies-france.org/).
 
Une fois par an, le groupe Burkina Faso se réunit, sous la présidence de Jean-Bernard Damiens, Président du groupe, et en présence de Bertrand Gallet, Directeur de Cités Unies France. Cette année, ils étaient accompagnés par SEM l’Ambassadeur du Burkina Faso à Paris, Eric Y. Tiaré ; Daniel Coulibaly, Secrétaire permanent de la Commission Nationale de la Décentralisation (CONAD), représentant M. Auguste D. Barry, nouveau Ministre de l’Administration Territoriale, de la Décentralisation et de la Sécurité (MATDS) ; Georges Marie Compaore, Gouverneur de la région du centre ; Joël Lebret, nouveau Délégué à l’Action Extérieure des Collectivités Territoriales (DAECT); Francis Kpatinde, journaliste et maître de conférence à Sciences Po Paris ; Mamadou Sembene, Directeur de la maison de la coopération décentralisée.
 
Actualité politique du Burkina Faso : quel avenir pour la coopération décentralisée ?
 
Durant la première partie de la journée, les intervenants et les participants ont fait le point sur le processus de transition politique en cours. Suite au départ de l’ancien chef de l’Etat, Blaise Compaoré (actuellement en Côte d’Ivoire), le pouvoir a rapidement été remis par les militaires aux civils. Néanmoins, M. Lebret précise qu’en plaçant le lieutenant-colonel Zida aux postes de Premier Ministre et de Ministre de la défense, l’armée démontre « qu’elle est la maîtresse du jeu ».
 
Par ailleurs, les conseils communaux ont été dissous et sont en train d’être remplacés, tel qu’il était prévu par la constitution, par des « délégations spéciales » désignées. En attendant la tenue des prochaines élections d’ici novembre prochain, ces « organes transitoires qui ne sauraient s’éterniser » seront en charge des affaires courantes, pour le moment administrées par les secrétaires généraux des mairies. La délégation Burkinabé a insisté sur le message « rassurant » qu’elle souhaite délivrer à ses partenaires français, en insistant sur le fait que la dissolution des conseils communaux ne signifie pas suppression des collectivités : si les individus changent, les institutions restent, ce qui ne saurait remettre en cause ni le processus de décentralisation, ni les coopérations décentralisées existantes.
 
Le programme des chantiers à mener par le gouvernement de transition au cours des prochains mois est vaste (organisation d'élections couplées voire triplées, réouverture des listes éléctorales, etc.), et il est à prévoir que les affaires ayant trait à la coopération décentralisée accusent des retards. De plus, M. Lebret rappelle que la France connaît également des périodes de transition, aussi des réajustements, au fur et à mesure de ces évolutions et en fonction des contraintes de deux partenaires sont souvent nécessaires.
 
Décentralisation et coopération : capitalisation d'expériences et poursuites de l'action
 
Marc Trouyet, sous-directeur de la gouvernance démocratique au sein du MAEDI, est ensuite intervenu pour présenter la synthèse de l’ « Evaluation thématique de l’appui de la France à la décentralisation et la gouvernance territoriale ». La revue de ce projet, qui s’est achevé en 2012, a révélé qu’il était trop ambitieux et qu’il relevait davantage d’une juxtaposition d’activités que d’une vision stratégique. Un des défis majeurs qu’il a soulevé est la capacité des acteurs de la coopération et de la décentralisation à intervenir de façon mieux coordonnée, afin de mener des actions convergentes dans le respect de l’autonomie des collectivités. A ce titre, penser une décentralisation asymétrique, c’est-à-dire une décentralisation qui intégrerait la diversité de l’évolution des pouvoirs sur différents territoires et qui déboucherait donc sur une répartition variable des compétences entre les régions (tel que c’est le cas en France avec ses collectivités d’Outre Mer, la Corse, ou encore l’Alsace Lorraine), apparaît pertinent. Enfin, une réflexion a été menée quant à la mise en capacité financière des collectivités territoriales burkinabé.
 
Du 8 au 12 octobre 2014 devaient être organisée à Ouagadougou les Assises de la coopération décentralisée. L'épidémie du virus Ebola et le contexte politique actuel ont incité les organisateurs à les reporter d'au moins un an. Néanmoins, une trentaine d'organisations ont pu se rendre dans la capitale Burkinabé le 9 octobre dernier et ont d'ores et déjà établi une liste de recommandations à destination des acteurs du secteur. Parmi celles-ci, nous retiendrons l'amélioration de la communication et de l'information auprès des citoyens en mettant en avant les intérêts de la coopération décentralisée et en rendant visibles les actions menées dans ce cadre, l'intégration de la culture au cœur des dynamiques, le meilleure prise en compte de la question des industries extractives, et le renforcement de la coopération décentralisée à travers le renforcement de l'autonomie des collectivités.
 
L'Appel A Projet Climat 2015 est lancé
 
Enfin, Joël Lebret est revenu sur l'appel à projet Climat 2015 lancé par M. Fabius le 27 novembre dernier. Porté conjointement par le ministère de l'Environnement (MEDDE), de l'Agriculture (MAAF), et des Affaires Étrangères (MAEDI, chargé de piloter le dispositif), cet appel à projet s'adresse à des collectivités qui voudraient mettre en place un projet ayant le climat pour thématique centrale et ne faisant pas partie d'un programme dans lequel la collectivité est déjà engagée. Astrid Frey a précisé qu'une réflexion était en cours sur la perspective d'un appel à projet triennal 2016 – 2018 ; elle a donné lieu à une rencontre le 15 janvier dernier.
 
Pour en savoir plus, vous pouvez télécharger :
Dernière modification le mercredi, 18 mars 2015 11:54

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