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mercredi, 26 novembre 2014 11:09

Salle comble à Quetigny avec Attifa de Yambolé, les 26 000 remettent le couvert pour la clôture de la Semaine de la solidarité internationale.

La salle Pierre Mendès-France de Quetigny a accueilli ce week-end le spectacle de clôture de la Semaine de la solidarité internationale. Dans une salle comble, Valérie Véril de la compagnie des 26 000 couverts et le talent qu'on leur connaît, a, une nouvelle fois conquis son public.

 

Le spectacle de Valérie Véril, et mis en scène par Philippe Nicolle, tous deux de la compagnie des « 26 000 couverts », présente Anne-Sybille, conteuse amateur revenant d'un séjour hivernal de dix jours à « 959€ tout compris », dans un club de vacances au Sénégal. Rentrée en France subjuguée par ce pays, Anne-Sybille en est presque touchée par la grâce. Elle décide alors de faire partager sa découverte de ce peuple et de cette culture par un conte de son cru (quoique parfaitement documenté selon elle), généralisant son séjour en vase-clôt au continent dans son ensemble.

Pour Anne-Sybille, ce conte est l'occasion de «  créer un pont entre nos deux cultures, et inviter le public à traverser ce pont en ma compagnie. Il y a tant à dire sur ce pays. C’est tellement riche l’Afrique… Enfin, façon de parler », donnant alors le ton de ce spectacle.

 

Rythmé par les digressions d'Anne-Sybille, le conte narre l'histoire d'une jeune africaine souhaitant « faire un dernier baiser » à sa mère disparue. Les interruptions de cette mise en abyme sont prétexte à explorer les a priori et préjugés à travers la naïveté voire la bêtise de cette conteuse amatrice sur l'Afrique et les Africains pour qui elle s'est découvert une passion.

Dans la salle, les premiers éclats de rires sont timides : doit-on s'offusquer, doit-on rire ? Comment interpréter ce passage en revue des clichés sur ce que la conteuse nomme  « là-bas, en Afrique » ? Puis, peu à peu, devant tant de candeur et de préjugés, les spectateurs n'hésitent plus : trop gros pour être vrai. Et pourtant. Dans la salle, entre deux rires, des commentaires se font entendre, entre surenchère dans l'énumération de clichés et désapprobation bien-pensante.

Mais bien plus que les stéréotypes, c'est également à de réelles problématiques auxquelles le spectateur est confronté : comment considérer les voyages solidaires, comment se débarrasser d'un ethnocentrisme occidental pesant ?

 

Attifa de Yambolé est résolument un spectacle au second degré, au comique de répétition efficace et percutant, retranchant le spectateur dans ses propres réflexions, expériences ou inexpériences. Un spectacle humoristique donc, mais « pas que », précise la comédienne. Issu de la réflexion personnelle de la comédienne, le spectacle reflète les peurs, incompréhensions et stéréotypes inconscients collectifs dont elle a elle-même pu être porteuse lors de ses séjours en Afrique.

« J’ai voulu créer un spectacle sur les préjugés et les stéréotypes raciaux incrustés dans l'inconscient collectif, ainsi que sur le comportement ethnocentrique du touriste français en Afrique. J’ai voulu faire un spectacle drôle, qui ne soit pas "que" drôle mais peut-être aussi une sorte de miroir pour le spectateur, et l’interpelle sur son propre vécu », précise la comédienne.

Entre discours de présentation interrompu par la « conteuse », problèmes techniques, perte de mémoire et échanges avec le public, les spectateurs se perdent entre talent d'improvisation de la comédienne et mise en scène parfaitement orchestrée du spectacle.

 

Source de l'interview à découvrir ici !

Si vous souhaitez plus d'informations sur la compagnie ou le spectacle, rendez-vous ici !

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