Actualités
  • ban-bourgogne-cooperation
jeudi, 30 octobre 2014 11:36

Etude du volontariat international en Bourgogne : 500 Bourguignons mobilisés sur des projets solidaires à l'international en 2013

Bourgogne coopération, en partenariat avec France Volontaires, a mené une étude pour mieux comprendre l'engagement à l'internationa des Bourguignons au sein de projets solidaires. Présentée le mardi 28 octobre dernier à la Maison des associations de dijon, voici les principaux constats de ce travail.

 

Cette dynamique a été relayée par France 3 bourgogne, le mardi 28 octobre, en direct dans le 12h/13h à la Maison des associations de dijon. Pour revoir cette émission :

 

 

DES DYNAMIQUES REPOSANT SUR LE SECTEUR ASSOCIATIF

carte region 1

 

Les dynamiques d’engagements volontaires et solidaires à l’international sont particulièrement développées dans les départements de la Côte d’Or et de la Saône et Loire, avec respectivement 25 et 12 structures ayant leur siège dans ces départements. Les villes de dijon et de chalon-sur-saône sont particulièrement représentées. A l'inverse, l’activité dans ce domaine est plus faible dans l’Yonne et la Nièvre.

Plus de 80% des acteurs sont des associations. Quelques collectivités et administrations de l’Etat sont également mobilisées, assurant le plus souvent un rôle d’information ou de financement.

Avec 433 volontaires recensés par cette étude, la bourgogne démontre un certain dynamisme mais reste moins active à l’international que d’autres régions, plus peuplées et moins rurales.

 

DES VOLONTARIATS COURTS ET UN PUBLIC MAJORITAIREMENT JEUNE

Les volontariats d’initiation et d’échange sont les plus courants et concernent plus d’un volontaire sur deux. La découverte et l’échange interculturel constituent les attentes les plus fréquentes de ce public, dont les missions durent généralement entre 2 et 4 semaines.

Les « moins jeunes », professionnels ou retraités majoritairement, sont de plus en plus nombreux à s’investir, avec une forte proportion de volontaires âgés de 30 à 60 ans, voire plus de 60 ans. En tant que bénévoles au sein d’associations, ces profils s’engagent le plus souvent sur des volontariats de compétences d’une durée courte, inférieure à deux mois.

Les volontariats de coopération se développent progressivement, en lien avec les programmes nationaux et européens (service civique à l’international, service volontaire européen, volontariat de solidarité internationale). Ces volontariats institutionnels sont généralement longs et durent entre 6 et 24 mois.

 

LE VOLONTARIAT TYPE : EN AFRIQUE, SUR LES THÉMATIQUES DE L'ÉDUCATION ET DE DE L'ANIMATION

 

carte monde2

 

Destination des volontaires Bourguignons en 2013

 

La majorité des organisations d’envoi de volontaires agissent en direction de l’Afrique subsaharienne, et concernent le plus souvent des volontariats d’initiation et d’échange. L’Europe occupe la deuxième place, suivie de l'Asie. En bourgogne, seules deux structures sont habilitées à envoyer des Services Volontaires Européens (SVE), ce qui explique la sous-représentation des destinations européennes. La représentation de l’Amérique Latine n’est assurée que par un acteur seulement.

L’éducation / enseignement et l’animation / jeunesse sont les deux principaux domaines d’intervention. Ce sont très souvent des volontariats d’initiation et d’échange. Dans une moindre mesure, les domaines de la santé/prévention des risques, la sécurité alimentaire et le secteur de l’informatique/communication, demandant davantage d’expertise sont assurés par des volontariats de compétences. Enfin, l’action culturelle et l’environnement sont les domaines majeurs des volontariats de coopération (particulièrement des SVE et des services civiques à l’international).

 

LA DIFFICULTE MAJEURE : LE FINANCEMENT

Avec une diminution constante des financements alloués pour les projets de solidarité internationale, les sources de financement se sont diversifiées : collectivités territoriales, Etat, Union Européenne, acteurs privés, autofinancement, etc. Néanmoins, le plus souvent, le volontaire doit participer au financement de sa mission.

Les volontariats d’initiation et d’échange exigent très souvent un financement du volontaire, particulièrement pour les chantiers internationaux de bénévoles. Ils bénéficient souvent de soutien des collectivités.

Pour les volontariats de compétences, les dynamiques font davantage part à des projets d’envergure sur long terme. Le financement du volontariat est souvent assuré par la structure ou des partenaires privés, les volontaires ne financent pas systématiquement leur engagement.

Enfin, les volontariats de coopération, regroupant les dispositifs nationaux ou européens ne nécessitent pas le financement du volontaire: ils sont financés par l’Etat (Service civique à l'international, VSI), ou l’Union Européenne (Service volontaire européen).

 

ETRE VOLONTAIRE : POURQUOI ET COMMENT PARTIR ?

 

Les rencontres avec 12 volontaires ont permis de comprendre davantage les liens entre les structures concernées par le volontariat et les volontaires eux mêmes. Des volontaires de chaque type de volontariat ont été interrogés sur leurs missions, leurs ressentis, leur degré de satisfaction, etc.

L’échange interculturel et la découverte sont les raisons majeures de l’engagement volontaire (envie de découvrir de nouvelles cultures, « aider ou être solidaire », etc). Les raisons à but professionnel ou d’acquisition de compétences sont moins fréquentes. Néanmoins, les volontariats longs semblent de plus en plus être une alternative face aux difficultés d’insertion au marché de l’emploi que rencontrent les jeunes.

 

Des préparations systématiques mais incomplètes

La majorité des structures reconnaît l’importance de devoir préparer et former le volontaire, particulièrement sur l’interculturalité. Certaines de ces préparations sont cependant informelles et incomplètes pour des expériences de solidarité internationale. Peu sont les acteurs qui abordent des points plus psychologiques et anthropologiques de l’engagement : les bénéfices de leurs actions par rapport aux besoins et aux attentes des populations, leur désir altruiste d’aider le sud, la légitimité de leur actions, le projet personnel / professionnel post-mission, etc.

 

Une expérience riche mais encore difficile à valoriser

L’expérience volontaire procure de nombreux bénéfices pour les volontaires. Ces derniers affirment souvent que leur engagement a beaucoup influencé leurs modes de réflexion et d’analyse de la société actuelle et du monde. La multitude des émotions qu’ils ont pu ressentir en rencontrant des situations parfois insolites ou extrêmes participe à leur construction d’un monde plus juste et citoyen. Cependant, les volontaires reconnaissent que leur expérience est difficile à valoriser. En effet les volontariats ne semblent pas si connus et reconnus dans le secteur professionnel.

 

ENJEUX ET PERSPECTIVES

 

Cette enquête a permis aux enquêtés d’évoquer certaines de leurs difficultés.

Deux acteurs sur trois rencontrent des difficultés dans la mise en place de projets de volontariat, que ce soit dans la phase de préparation, sur le terrain, ou au retour de la mission. Les difficultés les plus récurrentes sont d’ordre financier (manque de budget, trésorerie), logistique (cadrage de la mission de volontariat) ou interculturel (relation avec le partenaire, adaptation à l’environnement).

L’étude permet également de relever plus précisément les besoins et les attentes des enquêtés ainsi que les services qu’ils attendent pour développer les engagements à l’international. Cet aspect qualitatif a permis de cerner des freins majeurs aux dynamiques volontaires et solidaires. Des recommandations ont été faites sur ces constats pour mettre en place des outils et des actions communes pour renforcer et développer les volontariats.

Les enjeux du volontariat en bourgogne concernent principalement :

  • L’information des professionnels / personnels de structures et d’autres publics définis et ciblés.
  • L’accessibilité du volontariat, notamment auprès des publics éloignés de la mobilité.
  • L’accompagnement des structures engagées dans le volontariat à travers la formation de leurs personnels et par un appui méthodologique individualisé et de proximité.
  • Les types de financement du volontariat, leur identification, leur diffusion et leur facilité d’accès.

L’étude permet de cerner d’autres enjeux propres à la région bourgogne : le maillage du territoire, la mise en réseau des acteurs, la mobilisation des collectivités territoriales (à travers l'articulation de leurs politiques jeunesse et de leurs politiques internationales) apparaissent comme des points primordiaux. Dans ce contexte, il semble impératif que les acteurs concernés s’attellent à ces défis communs pour renforcer l’utilité et la pérennité de leurs actions.

Cette étude a permis également de réunir les principaux acteurs publics et associatifs de l’engagement à l’international. A la suite de cette mobilisation, il convient de poursuivre cette dynamique et de définir des propositions concrètes, dans une logique ascendante, concertée et de réciprocité avec les partenaires internationaux des Bourguignons.

 

Pour en savoir plus :

 

Benjamin LEGER, coordinateur de bourgogne Coopération

Mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Tel : 06.98.21.21.71

 

Télécharger la synthèse de l'étude en cliquant ici.

vignette ecsi

Agenda

 ◄◄ 
 ◄ 
 ►► 
 ► 
juillet 2017
Lun Mar Mer Jeu Ven Sam Dim
1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
11
12
13
14
15
16
17
18
19
20
21
22
23
24
25
26
27
28
29
30
31

Évènements à venir

Aucun évènement à venir pour cette catégorie